Le pesco-végétarisme : un régime alimentaire intéressant pour la santé ?

Le pesco-végétarisme est un régime alimentaire qui ressemble au végétarisme. Ce dans le sens où il se base principalement sur une alimentation à base de plante et interdit la consommation de viande d’origine animale, à l’exception des poissons et des fruits de mer. Mais ce régime est-il vraiment intéressant pour la santé ? Zoom sur ses avantages et ses inconvénients pour en savoir un peu plus.

Devenir pesco-végétarien peut améliorer votre santé

L’un des atouts santé de la diète pesco-végétarienne est qu’elle peut contribuer à la prévention des maladies cardiovasculaire, l’hypertension, ou encore l’obésité. Selon les experts de la « Yale College Vegetarian Society », une alimentation contenant peu de matières grasses saturées et riches en fibres alimentaires préviendrait jusqu’à 80 % certains cas de cancer. Et c’est d’ailleurs le modèle type du régime pesco-végétarien.

En addition, comme le fait d’être pesco-végétarien implique une consommation de fruits et légumes riches en nutriments essentiels et en fibres, il est plus aisé de perdre du poids. En effet, manger des aliments ayant une forte teneur en fibres alimentaires aider à faire baisser la glycémie et faciliter la perte de poids comme c’est précisé sur ce site.

En outre, il faut tenir compte du fait que les produits d’origine animale, comme la viande, peuvent être contaminés par des pesticides et autres produits chimiques. Cette exposition est à de très faibles concentrations et ses effets ne sont pas perceptibles à moyen terme. Par contre sur le long terme, après une consommation continue de ces aliments contaminés, ces produits toxiques s’accumulent dans l’organisme et peuvent être très dangereux pour la santé (cancer, déséquilibre hormonal, trouble de la fertilité, etc.). Le pesco-végétarisme permet donc de limiter voire d’éviter cette exposition à ces poisons.

Un régime plus riche en nutriments que le végétarisme

Un autre avantage du pesco-végétarisme est lié à l’inclusion de poisson ainsi que des fruits de mer : un apport important en acides gras essentiels polyinsaturés oméga-3. Ce type d’acide gras est d’ailleurs reconnu pour avoir de nombreux effets bénéfiques pour la santé. Les oméga-3 seraient efficaces pour diminuer certains facteurs de risque de maladies cardiovasculaires, ou encore soulager les symptômes de l’arthrite rhumatoïde.

En sus, une étude publiée dans la revue scientifique PLOS ONE a conclu que les acides gras oméga-3 pouvaient contribuer à un meilleur contrôle de la glycémie et diminuer le taux de mauvais cholestérol LDL. Ce qui soutiendrait vos efforts pour mincir en suivant un régime approprié, ou encore préviendrait l’obésité de même que le diabète. Autre atout en faveur du pesco-végétarien : l’apport en protéines et en fer des poissons et des autres produits marins (mollusques, crustacés).

Les protéines apportées par ces aliments sont de qualités et complètent efficacement les protéines végétales apportées par les légumineuses, légumes et céréales complètes. Et grâce à cet apport en fer, les pesco-végétariens ont moins de chance de développer une anémie liée à une carence en fer. Laquelle est une condition assez courante chez les végétariens et les végans. Il est aussi à noter que la consommation de poisson aiderait à lutter contre la carence en vitamine D3 (cholécalciférol).

Les inconvénients de la diète pesco-végétarienne

Certes, le pesco-végétarisme n’a pas beaucoup d’inconvénients, mais il y a qu’il est nécessaire de préciser.

Exposition au mercure

Le principal souci au régime pesco-végétarien est qu’il comporte un risque d’exposition au mercure. La raison est que tous les poissons contiennent cette substance naturelle qui est transformée en méthylmercure, une toxine nocive pour la santé quand elle est ingérée et assimilée par les poissons. À de faibles concentrations, le mercure ne présente pas de soucis pour la santé. Par contre, il est facilement absorbable par l’organisme bioaccumulable) et à haute dose, il peut avoir de sérieux effets sur le système nerveux central de l’homme. À l’instar des troubles comportementaux ou de retard de développement chez les enfants exposés durant ou après la naissance.

C’est pourquoi l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) recommande une consommation de poissons 2 fois par semaine et de favoriser les poissons gras (hareng, saumon, maquereau, etc.). Cette agence préconise aux femmes enceintes ou allaitantes, de même qu’aux enfants en bas âge d’éviter de manger les espèces les plus contaminées. Il s’agit en particulier des espèces de poisson de grande taille, telles que les requins, espadons, sikis, lamproies et marlins.

Aussi, pour que cette exposition au mercure ne devienne pas un obstacle à votre adoption du régime pesco-végétarien, il est important de bien vous renseigner sur les espèces des poissons à inclure à votre diète. Dans cette optique, n’hésitez pas à consulter un nutritionniste.

Manger uniquement du poisson comme source de protéine peut être lassant

Un autre problème que l’on peut rencontrer est que l’on peut se lasser du poisson comme principale source de protéine dans ce type de diète. Il faut garder à l’esprit qu’un manque de variété dans une alimentation peut saper votre motivation et vous conduire à faire des écarts, ce qui risque de réduire à néant tous vos efforts.

Heureusement, il existe d’excellentes sources de protéines végétales qui vous éviteront d’avoir à manger du poisson trop souvent. Par exemple, il y a les pois chiches, les haricots noirs, ou encore le quinoa. Sinon, vous pouvez également opter pour la simili-viande ou viande végétale qui est un produit alimentaire ressemblant à la viande traditionnelle sur de nombreux points (saveur, texture, apparence).

Un régime qui peut être coûteux

Le budget que peut impliquer la diète pesco-végétarienne est aussi un désavantage qui peut en rebuter plus d’un. Étant donné que l’achat de poisson sauvage et de qualité peut devenir assez cher. Toutefois, en considérant que le pesco-végétarisme conseille de manger du poisson généralement 2 à 3 fois par semaine, il devrait être envisageable de limiter vos dépenses.

Par contre, si vous trouvez qu’il s’agit malgré tout d’une contrainte trop importante, le mieux serait sans doute d’opter pour une autre diète qui vous permettra d’atteindre vos objectifs. À titre d’illustration, si votre objectif est de perdre du poids, cette vidéo présente un excellent régime pour maigrir : https://youtu.be/J-x1XoYqk0Y. Ce type de régime vous aidera à baisser votre glycémie et à perdre du poids efficacement.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *